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Qu'il s'agisse de domotique, de surveillance voire de consultation à distance ou d'information médicale, internet et les nouvelles technologies ont fait irruption dans le domaine de la santé.

Selon la Haute Autorité de santé, un patient sur cinq en France cherche des informations médicales sur internet à travers des sites généralistes comme doctissimo. Aux Etats-Unis, des consultations payantes existent déjà, sur le site americanwell.com par exemple, une idée à laquelle les Européens sont réticents. "En France, on est très attaché à la relation personnelle avec un médecin qu'on connaît (...) mais on est consommateur de sites généralistes", commente Roland Cayrol, de l'institut CSA, auteur d'un sondage européen réalisé à l'occasion d'une convention sur la santé qui se déroule jusqu'à samedi soir à Chamonix. Résultat : de plus en plus de patients arrivent chez leur médecin avec une idée de diagnostic. De même, il est devenu courant d'aller sur la Toile avant de se faire opérer pour s'informer et choisir son hôpital ou son praticien.

"Le médecin est moins tout-puissant", remarque l'écrivain et académicien Erik Orsenna, présent à Chamonix avant de nuancer : "il y a le risque qu'il y ait moins de rapports humains, et qu'on se retrouve avec des écrans comme avec des standards automatiques". Cette crainte est partagée par nombre de professionnels.

"Parler avec le médecin, prendre un café, ça soigne plus qu'une tartine de médicaments. Il faut valoriser la consultation médicale, le temps passé avec le malade, surtout quand il n'y a pas de prescription", souligne Jacques Domergue, chirurgien et député de l'Hérault.

Source : Reuters - samedi 26 SEPTEMBRE 2009, 19:40 France

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Jacques Domergue et l'alpiniste Catherine Destivelle à Chamonix