Communiqué de Jean-Louis BORLOO et Dominique BUSSEREAU
23.07.09 Jean-Louis BORLOO et Dominique BUSSEREAU annoncent leur
décision concernant l’autoroute A9 dans l’agglomération de
Montpellier
Jean-Louis BORLOO, ministre d’Etat, ministre de l’Ecologie, de l’Energie, du
Développement durable et de la Mer et Dominique BUSSEREAU, secrétaire d’Etat
chargé des Transports rappellent que dans le cadre de la politique
d’infrastructures de transport durable menée dans le respect des conclusions du
« Grenelle environnement », une priorité est accordée aux projets
alternatifs à la route. Ainsi, l’Etat investit fortement dans le contournement
ferroviaire de Nîmes et Montpellier dont les travaux débuteront en 2011, dans
la ligne à grande vitesse nouvelle entre Montpellier et Perpignan dont le débat
public vient de s’achever, ainsi que dans l’autoroute ferroviaire entre
Perpignan et Luxembourg.
Pour autant, la congestion et la mixité du trafic sur l’autoroute A9
existante engendrent d’importants problèmes de sécurité routière et de
pollution.
Le projet initial de dédoublement de l’autoroute A9 au droit de Montpellier,
déclaré d’utilité publique par décret du 30 avril 2007, consistait en la
création d’une nouvelle infrastructure à 6 voies, dénommée A9b, selon un tracé
long de 19 kilomètres.
Aux vues des conclusions du « Grenelle environnement », les projets
d’infrastructures ont été réévalués afin de concilier les enjeux de sécurité et
de fluidité avec ceux de respect des riverains, des territoires et de la
biodiversité.
Ainsi, Jean-Louis BORLOO et Dominique BUSSEREAU ont annoncé, au mois de mars
dernier, qu’il n’était pas souhaitable de créer 6 voies supplémentaires sur 19
kilomètres pour l’autoroute A9b et demandé que la faisabilité et la pertinence
d’une solution alternative soient évaluées. En accord avec l’ensemble
des parties prenantes, ils avaient demandé une expertise du Conseil Général de
l’Ecologie et du Développement Durable (CGEDD) sur le projet de l’autoroute A9
dans l’agglomération de Montpellier pour concilier ces enjeux
impératifs.
A la lumière de cette expertise qui leur a été officiellement remise le 21
juillet, Jean-Louis BORLOO et Dominique BUSSEREAU annoncent, comme ils s’y
étaient engagés, leur décision :
• Ils confirment l’inadéquation avec le respect des
riverains, des territoires et de la biodiversité du projet initial à 6 voies
sur 19 kilomètres.
• Ils annoncent qu’un nouveau projet alternatif, dit
« déplacement court », permettant de répondre aux enjeux de sécurité
routière, de congestion et de pollution tout en limitant la consommation
d’emprises nouvelles est envisageable. Ce projet, proposé par les
experts du CGEDD, consiste en le déplacement vers le Sud de l’autoroute A9
existante dans l’agglomération de Montpellier sur 12 kilomètres entre Saint
Jean de Védas et Montpellier Est. Ce déplacement serait réalisé à seulement 4
voies. Pour minimiser les effets de coupures, elle serait implantée le long de
la ligne ferroviaire du contournement de Nîmes et Montpellier. Par ailleurs,
l’autoroute A9 existante dans l’agglomération montpelliéraine serait transférée
aux collectivités locales et requalifiée en boulevard urbain avec une voie
réservée aux transports en commun et aux modes doux. Il s’agit du projet qui
correspond le mieux aux impératifs de protection de l’environnement et de
sécurité routière.
• Ils demandent que les aménagements nécessaires à la mise
en sécurité des 3 échangeurs de l’autoroute actuelle soient accélérés et
achevés au plus tard le 30 novembre 2009. Une modélisation de
trafic permettra de mesurer précisément l’impact de ces aménagements sur la
congestion et la sécurité routières dans le mois qui suivra la mise en service
du dernier échangeur.
Un point définitif sera effectué à la fin de l’année avec l’ensemble des
parties prenantes, pour vérifier, en toute transparence, l’impact suffisant ou
non de l’aménagement des échangeurs sur la congestion et la sécurité
routière.
Si ces mesures s’avéraient insuffisantes pour apporter une solution pérenne
aux questions de fluidité du trafic et de sécurité routière, l’Etat prendrait
alors ses responsabilités et engagerait le projet de « déplacement
court » compatible avec la déclaration d’utilité publique du 30 avril
2007. Le rapport d’expertise a été transmis à toutes les parties concernées par
ce projet.