Quelle joie de voir enfin Ingrid Bétancourt libre. Ces images, son visage,
son sourire et son courage sont une beau symbole de paix, de liberté et
d'espoir. Car la libération de 21 otages détenus aux mains des FARC depuis le
début de l’année 2008 représente une formidable avancée vers la construction de
la paix en Colombie et dans la région. En ce sens, je félicite le gouvernement
français et le Président Sarkozy pour l'action diplomatique de la France et les
encourage avec coeur à poursuivre les efforts pour promouvoir le dialogue et
contribuer à la construction d’une paix négociée en Colombie, qui soit basée
sur la reconnaissance des victimes et les principes de vérité, de justice et de
réparation. A ce titre, l'actuelle présidence européenne est une occasion à
saisir. En effet, comment ne pas souligner les efforts déployés par la
diplomatie française depuis 2002 en vue de faciliter la libération d’Ingrid
Betancourt et des autres otages, dans le respect de garanties minimales de
sécurité pour la vie et l’intégrité physique des personnes détenues. De même,
que la forte implication de plusieurs autres pays européens sur ce dossier,
notamment la Suisse, la Suède et l’Espagne, et la solidarité des gouvernements
sud-américains envers la Colombie.

Car Il est de notre responsabilité de poursuivre tous nos efforts pour
continuer à obtenir la libération des autres otages qu’ils soient connus ou
moins connus. Nous ne pouvons pas les abandonner à leur propre sort.Depuis le
23 février 2002, Ingrid Betancourt se trouvait prise en otage par les FARC. Sa
libération et celle de 14 autres otages soulève de nombreux espoirs au sein de
la société colombienne et pour les pays qui, comme la France, ont manifesté à
de nombreuses reprises leur solidarité envers la Colombie et leur disposition à
accompagner le processus de paix dans ce pays. Cet événement, doit être célébré
dans la joie par toute la Colombie et la communauté internationale.
Je tiens à souligner également les efforts déployés par les autorités
colombiennes, les forces armées colombiennes et les services de renseignement
qui, dans le cadre d’une audacieuse opération menée conjointement le 2 juillet
2008, ont rendu possible cette action. La libération des otages, sans que ne
soit porté atteinte à leur vie ni à leur intégrité physique, est un fait
positif.
Un succès d’une telle ampleur doit amener les FARC et les autres groupes
insurgés encore existant dans le pays, à réfléchir sur la stérilité de la lutte
armée et la nécessité d’abandonner cette option sans issue. Elle les a amenés à
commettre des crimes, comme la prise d’otage, répudiés par le monde entier. Ils
doivent désormais admettre que seule la voie démocratique permettra la
construction d’une société plus juste. J'ai une pensée émue également pour la
famille et les enfants d'Ingrid Bétancourt qui, au cours de ces longues et
douloureuses années ont fait preuve d'un courage admirable.