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ACTUALITE ET ACTION

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mercredi 9 septembre 2009

Midi Libre - "Montpellier est la ville la plus taxée de France"

CP DOMERGUE
Entretien avec le Midi Libre

Vous avez fait votre rentrée politique à Pérols, sur le thème des régionales...
J’y ai expliqué qu’il n’y avait pas de place pour deux listes de droite. Un message à l’attention de Christian Jeanjean pour qu’il rentre dans le rang.

Il faut dire que le maire de Palavas n’a pas été épargné ces derniers temps...
Il y a des torts partagés entre Couderc et Jeanjean. Mais il a accepté le jeu des primaires, fixé par l’UMP au niveau national. Moi, je reconnais qu’il y a eu des dysfonctionnements, mais pas de triche. Je regrette que Jeanjean ait été suspendu et j’ai dit à Xavier Bertrand qu’il ne s’était pas bien comporté à son égard.

Localement, l’électorat UMP est stable mais l’écologie politique a fait une forte poussée.
L’UMP est la meilleure force politique au premier tour mais a des difficultés au second. C’est pour cela que Sarkozy cherche de nouvelles alliances.

Pour les régionales, on ne peut pas ignorer l’impact de la taxe carbone sur l’électorat. Y êtes-vous favorable ?
Le pays en a besoin, mais il faut reprendre le dossier calmement. Et faire attention à l’effet boomerang. Il faut se souvenir que la TVA sociale avait plombé la campagne des législatives. Et cinquante députés UMP en avaient fait les frais. Revenons au conseil municipal de Montpellier où vous êtes le chef de file de l’opposition.

La rentrée est un peu morose, non ?
Martine Petitout est en marge et Sarah El Atmani vous a quitté pour rejoindre la majorité de gauche... C’est vrai que nous ne sommes plus très nombreux. Sur le cas de Sarah El Atmani, je ne me suis jamais exprimé. Je ne répéterai pas ce qu’elle disait en réunion sur les socialistes qu’elle a rejoints. Aujourd’hui je souhaite qu’elle travaille dans l’intérêt des Montpelliérains. Quant à Martine Petitout nous apprécions son analyse sur la fiscalité et ce n’est pas une surprise de la voir en marge.

Justement la fiscalité de la ville a été récemment épinglée par une étude du Point...
Qui est conforme à ce que j’ai toujours dit : les impôts ont augmenté à Montpellier de 11 %. 10,7 % exactement. On m’a hurlé dessus en disant, mais non c’est 5 %. Aujourd’hui toutes les études le disent : Montpellier est la ville la plus taxée de France. En octobre, quand la taxe foncière et la taxe d’habitation vont tomber, de nombreuses familles vont vérifier que la fiscalité locale explose. Le magazine note aussi ce que nous avons toujours dit à propos de la nouvelle mairie, estimée à 140 M€ : qu’elle est disproportionnée et excentrée. Bref que c’est une dépense inutile alors que la Ville n’a presque plus aucune compétence.

Vous estimez que tout se passe à l’Agglo ?
Absolument. Et si la mairie sert un jour d’hôtel d’Agglomération alors j’applaudirai. Mandroux a posé un ultimatum à Frêche pour qu’elle reprenne, avant la fin de l’année, la présidence de l’agglomération... C’est une gueguerre entre eux on n’interfèrera pas. Cela dit, si elle prend la présidence, je lui rappellerai qu’elle avait proposé que les élus soient désignés pour aller à l’Agglo à la proportionnelle. Là, cela nous intéresse car c’est là que se jouent les gros dossiers.

Votre dossier chaud de la rentrée ?
Incontestablement l’usine de méthanisation Amétyst. J’ai rendez-vous avec le préfet pour discuter de ce qu’il convient de faire. J’y suis passé dimanche, c’est intenable. Cette usine est un échec tant au niveau du concept que de l’implantation. Des techniciens m’ont assuré que Montpellier était la risée dans la France entière car il n’existe pas de solution pour des usines de cette taille.

Grosse satisfaction également sur l’A9 puisque vous étiez contre le doublement de l’autoroute et le ministre semble vous suivre ?
D’abord le tramway à la mer, c’est une grande victoire même si l’Agglo aurait dû lancer immédiatement les études pour qu’on puisse se baigner, grâce au tramway, dès l’été prochain. Sur l’A9 je pense que l’aménagement des sorties sera suffisante pour sécuriser le trafic. Mais la circulation aux entrées de Montpellier reste un vrai problème.

Recueilli par Y. POVILLON - Le Midi Libre du 9 septembre 2009

lundi 11 mai 2009

Midi Libre : "Un député aux déplacements durables"

Le 8 mai, à l'occasion de la commémoration de la fin de la Seconde Guerre mondiale, sur l'esplanade Charles-de-Gaulle, s'alignaient les voitures des autorités civiles et militaires venues participer aux cérémonies officielles. Pour la plupart, des berlines de tailles conséquente. Sauf une de marque Smart. Laquelle était le véhicule utilisé par le député UMP Jacques Domergue. Un député sans chauffeur, qui effectue, depuis quelque temps, ses déplacements sous le signe de l'économie en matière de consommation carbone.

Midi Libre - 11/05/09

vendredi 8 mai 2009

Question à Roselyne Bachelot

J'ai interrogé Roselyne BACHELOT lors de la séance des questions au gouvernement du 6 mai 2009.

jeudi 7 mai 2009

Concernant la situation dans le quartier Boussairolles – Verdun – Maguelone à Montpellier

Lors du Conseil municipal du 4 mai, j’ai interpelé Hélène Mandroux sur la situation alarmante que vivent les habitants du Quartier Boussairolles – Verdun – Maguelone. La réponse qui m’a été faite a été plus que surprenante de la part de Régine Souche, son adjointe à la tranquillité publique.

La tranquillité publique, que les habitants de ce quartier ont oubliée depuis trop longtemps, du fait de l’inaction de la municipalité, malgré 18 mois de démarches sans réponse auprès des élus de la ville, est bel et bien une des prérogatives d’un Maire, et plus que cela un devoir d’action pour le bien de ses administrés.

Si la sécurité est bien une compétence partagée entre la police nationale, sous l’autorité du pouvoir d’Etat et de ses représentants en région (que j’ai par ailleurs saisi du problème rencontré dans notre ville) ; Hélène Mandroux dispose de pouvoirs de police : la police municipale, sous ses ordres, est là pour faire respecter le bien vivre des habitants.

Je tenais donc à lui rappeler ce qu’il en est:

Art. L2212-5 du Code Général des collectivités territoriales : « Sans préjudice de la compétence générale de la police nationale et de la gendarmerie nationale, les agents de police municipale exécutent, dans la limite de leurs attributions et sous son autorité, les tâches relevant de la compétence du Maire en matière de prévention et de surveillance, du bon ordre, de la tranquillité et de la salubrité publiques. »

Une fois de plus, Hélène Mandroux se défausse sur le gouvernement pour tenter d’excuser son inaction mais les montpelliérains ne doivent pas être dupes.

Si la sécurité est un réel problème dans ce quartier, et plus généralement à Montpellier, il n’est pas le seul. Et là, ce qui a poussé les habitants à me saisir ne relève de la compétence seule et entière du Maire : si les rues du quartier sont mal éclairées, ce n’est pas à l’Etat d’y remédier, c’est à Mme le Maire et à elle seule !

Pendant la campagne municipale, j’avais proposé que Montpellier atteigne le ratio de 1 policier municipal pour 1000 habitants, soit environ 250 policiers pour la ville. Aujourd’hui, malgré la qualité du travail des fonctionnaires municipaux, nous en sommes loin !

Alors, face à ce jeu de ping-pong permanent, qui laisse les habitants du quartier sans réponse depuis de trop nombreux mois, je demande à Hélène Mandroux d’agir, et vite !

Il en va de la tranquillité de tous les montpelliérains.

samedi 11 avril 2009

Impôts locaux : bonnet d'âne pour Montpellier !

200904100957_zoom.jpg cliquer sur l'image pour agrandir

source : La Dépêche du Midi

vendredi 13 mars 2009

Publicité du vin sur internet : "la victoire de la modération"

logo_independant.gif Jacques Domergue, député UMP de l'Hérault a porté l'amendement autorisant la publicité de l'alcool sur internet, lundi à l'Assemblée nationale. Il est satisfait "qu'un vide juridique soit enfin comblé" et estime que le vin "est encore diabolisé".

Les députés ont voté lundi une loi autorisant la publicité pour les vins, bière et spiritueux sur internet (lire notre édition d'hier). Cet amendement, porté par le député héraultais Jacques Domergue, redonne le sourire à la filière viticole mise à mal, notamment, par la loi Evin. Promulguée en 1991, cette dernière limite la publicité de l'alcool et, surtout, ne prend pas en compte le media internet qui, à l'époque, n'existait pas. Après la lutte contre l'alcoolisme lundi, les députés devaient s'attaquer hier après-midi au délicat dossier des ARS (agences régionales de santé). Avant de participer à la séance de questions au gouvernement, le député Domergue a répondu à nos questions.

Au lendemain de l'adoption de cet amendement, comment vous sentez-vous ? Je suis satisfait à double titre. Je portais, en effet, cet amendement avec une double casquette. Celle de médecin d'abord mais aussi et surtout celle de député issu de la région comportant le plus grand vignoble du monde. Cette double casquette me donne, je pense, une véritable crédibilité. Je me félicite que cet amendement ne soit pas prohibitif. C'est une bonne nouvelle pour le monde viticole.

  La loi comprend tout de même certaines restrictions. Elle reste interdite sur les sites "principalement destinés à la jeunesse" ou ceux "des associations, sociétés et fédérations sportives ou des ligues professionnelles". Elle ne doit pas être intrusive non plus...Ces mesures ont été prises pour protéger les personnes dites "à risque". On sait cependant que les jeunes sont plus accrocs aux alcools durs qu'au vin. S'ils se détruisent dans des "opens bars", c'est parce qu'ils ressentent un profond malaise. Il est temps d'aller au fond des choses et d'observer de près cette jeunesse en proie à de multiples difficultés.

Avez-vous eu du mal à faire passer cet amendement ? Les débats ont été longs et fructueux, il s'agissait notamment de savoir si on autorisait la publicité sur l'ensemble des sites ou seulement sur ceux des producteurs. Mais cette option aurait été difficile à appliquer sur le plan juridique. Je suis d'ailleurs heureux que trois députés socialistes, venus de régions viticoles, aient voté avec nous. Au final, l'amendement est équilibré. Il satisfait les viticulteurs et les arguments des associations de lutte contre l'alcoolisme ont été entendus puisque les jeunes sont protégés.

Une enquête de l'institut national du cancer qui vient de sortir met le vin au pilori. Elle affirme que "le risque de cancer devient significatif à partir d'une consommation d'un verre de vin par jour". Quel regard portez-vous sur ces conclusions, en tant que médecin ? Tout d'abord, je regrette que l'on n'ait jamais été capable de différencier l'alcool du vin. Je le répète, aujourd'hui les jeunes ne se saoulent pas avec du vin ! Ensuite, je m'étonne que cette enquête, qui était finie depuis au moins un an, sorte quelques jours avant que l'Assemblée Nationale se penche sur la réforme de l'hôpital et les lois de la lutte contre l'alcoolisme. Les effets protecteurs du vin ont complètement été mis de côté. Il aurait fallu mettre en balance les risques sur certains organes comme le foie avec les bienfaits de la consommation du vin, notamment sur les risques cardio-vasculaires.

Selon vous, cet amendement marque-t-il un recul de la loi Evin ? Pas du tout. Au contraire, elle est respectée. Cet amendement comble un vide juridique et permet de réglementer la publicité sur internet, ce qui n'était pas fait jusqu'à présent. C'est la victoire de la modération. Boire du vin à petites doses n'a jamais fait de mal. Enfin, les viticulteurs vont pouvoir promouvoir la passion et l'amour qu'ils éprouvent pour leurs produits !

Recueilli par E. D. pour l'Indépendant - 11/03/2009

lundi 16 février 2009

«Il faut un patron à l'hôpital» (Libération)

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Les députés se sont penchés lundi sur la question de la nouvelle gouvernance à l'hôpital dans le cadre du débat sur le projet de loi «Hôpital, patients, santé et territoire».

Peu de monde sur les bancs de l’Assemblée pour la reprise, lundi après midi, du débat sur la loi «Hôpital, patients, santé et territoire».

Avant d’entamer en fin de semaine les articles de loi polémiques sur la permanence des soins avec la question de la libre installation ou non des médecins sur le territoire, on en était à l’article IV sur la nouvelle gouvernance à l’hôpital.

Derrière cette expression un brin technique, il y a le thème asséné depuis quelques temps par le président de la République, à savoir: «Il faut un patron à l’hôpital».

L’article IV dessine ainsi une nouvelle chaîne hiérarchique très verticale. Avec au sommet, le directeur de l’Agence régionale de santé: c’est lui qui proposera le nom des directeurs d’hôpitaux. A un niveau plus bas, ce sont les directeurs des hôpitaux de référence qui choisiront les directeurs des petits hôpitaux.

Dans chaque hôpital public, il n’y aura plus de conseil d’administration, mais un conseil de surveillance dans lequel le maire n’est plus automatiquement le président. Les pouvoirs du directeur étant très fortement renforcés.

«Il y en assez de ces discours méprisants pour dire qu’il faut un patron à l’hôpital. Comme s’il n’y en avait pas», a ironisé le député socialiste Jean-Marie Leguen qui a ensuite mis en cause «la marginalisation» à ses yeux des médecins dans cette nouvelle gouvernance. «Ils ne sont plus rien, le président médical d’établissement n’a plus aucun pouvoir, mais pour lui faire plaisir on va lui donner le titre ronflant de premier vice président du directoire. Dans les faits, on aura un directeur omnipotent. Or l’hôpital n’est pas une entreprise comme une autre. Les médecins ne se sentent pas seulement salariés de leur hôpital. Là vous leur dites: "circulez il n’y a rien à voir"», se tournant alors vers la ministre.

«C’est un comble», a réagi le député UMP, Jacques Domergue. «Voilà les socialistes qui se font le fer de lance du pouvoir médical. Arrêtez de dire que les médecins n’auront plus de pouvoir à l’hôpital. Ils l’auront, car c’est eux qui définiront les stratégies médicales». Roselyne Bachelot, tout sourire, concluant sans polémique: «L’hôpital reste une exception, avec un vice-président du directoire médecin qui sera élu par ses pairs».

ERIC FAVEREAU - Libération - 16/02/2009

dimanche 15 février 2009

A 9 Un élargissement au lieu d’un doublement (Midi Libre)

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➜ La mesure serait « réalisable sur l’emprise de l’autoroute existante », selon Jacques Domergue

Il semble qu’il y ait du nouveau, selon le député UMP de la première circonscription Jacques Domergue, en matière d’aménagement de l’autoroute A 9, dans la traversée de Montpellier. Le député confie en effet avoir rencontré, vendredi en soirée, à Paris, Jean-François Carenco, directeur de cabinet du ministre de l’Environnement Jean-Louis Borloo, qui veille sur ce dossier particulièrement sensible.

« La solution retenue par le ministère, qui a envoyé des personnes enquêter sur place, serait celle d’un élargissement de l’autoroute et non plus d’un doublement. En effet, l’emprise actuelle permet cette mesure. C’est techniquement réalisable. En revanche, l’argument qui consistait à dire qu’il faudrait créer deux fois trois voies ne tient plus. Il serait donc question d’établir, en utilisant l’autoroute existante, deux fois deux voies centrales et deux fois deux voies latérales. S’y ajouterait l’aménagement des sorties afin de faciliter la desserte locale. »

Un aménagement, explique Jacques Domergue, pour lequel il avait plaidé durant la dernière campagne électorale. Et qui résoudrait « les problèmes de flux. Les voies centrales seraient réservées au transit et les latérales à la desserte. »

Le député souligne également que cet élargissement pourrait démarrer après « le lancement d’une Dup (déclaration d’utilité publique, ndlr) accélérée, ce qui devrait permettre de gagner du temps ». En effet, selon lui, ce qui retarde actuellement ce dossier, « ce sont les expropriations ». Ce ne serait plus le cas avec cette nouvelle proposition.

François CHARCELLAY - Midi Libre - 15/02/2009

vendredi 13 février 2009

Publicité pour l'alcool : la bataille parlementaire a commencé (Les Echos)

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Le gouvernement devrait se montrer favorable à un amendement restreignant la publicité pour l'alcool sur Internet.

Ce n'est qu'une toute petite partie du texte de réforme du système de santé, mais elle promet de susciter des débats animés au Parlement. Les députés se sont déjà emparés des dispositions qui visent à lutter contre l'alcoolisme dans le projet de loi « hôpital, patients, santé et territoires », défendu par la ministre Roselyne Bachelot. Ils ont déposé une cinquantaine d'amendements. La plupart n'ont aucune chance de passer, mais la commission des Affaires sociales en a retenu quelques-uns qui provoquent des remous chez les producteurs de vin.

La filière vitivinicole concentre le feu de ses critiques sur un amendement défendu par les députés Yves Bur (UMP, Bas-Rhin) et Jean-Marie Le Guen (PS, Paris). Il vise à limiter la publicité pour l'alcool sur Internet aux seuls sites des professionnels du secteur, producteurs ou négociants. On est actuellement dans un vide juridique, la loi Evin de 1991 n'ayant rien prévu pour Internet. « Cet amendement est inacceptable ! proteste Marie-Christine Tarby, présidente de Vin et société, association qui fédère les intérêts de la filière. S'il était voté, on ne pourrait plus évoquer le vin sur les sites touristiques, sur les sites de presse ou sur les moteurs de recherche. » Les producteurs et négociants demandent que la loi Evin s'applique pour Internet, en excluant les sites dédiés à la jeunesse, les sites d'associations sportives et les publicités dites « intrusives » (« pop-ups »), mais sans aller au-delà. Ce que propose justement un autre amendement, défendu notamment par le député UMP de l'Hérault, Jacques Domergue.

Lequel l'emportera ? La ministre de la Santé a indiqué hier qu'elle défendrait des mesures de santé publique « indispensables » selon elle. Ce qui laisse entendre qu'elle serait favorable à l'amendement d'Yves Bur et Jean-Marie Le Guen. Son cabinet précise que celui-ci « n'interdirait aucunement » le référencement des professionnels dans les moteurs de recherche.

Le pouvoir aux maires

Le gouvernement devrait aussi soutenir des amendements donnant le pouvoir aux maires d'interdire la vente d'alcool dans les commerces de détail entre 22 heures et 6 heures. Roselyne Bachelot est prête, en revanche, à ce qu'on aménage l'article interdisant la vente d'alcool au forfait dans le cadre des « open bars », où l'alcool est servi à volonté une fois que l'on a acquitté un droit d'entrée. Un amendement devrait ainsi préciser que les fêtes traditionnelles comme la Saint-Vincent ne sont pas concernées par cette interdiction. Pour les Salons et dégustations, le ministère de la Santé affirme que le projet de loi ne les concerne pas.

VINCENT COLLEN - Les Echos - 13/02/1009

Bataille d'amendements autour du projet de loi Bachelot (Dernières Nouvelles d'Alsace)

DNA.jpg Les partisans de la filière viti-vinicole affrontent les élus qui souhaitent un renforcement des mesures de santé publique autour du projet de loi Hôpital, patient, santé, territoires dont l'examen a commencé cette semaine à l'Assemblée. x20090213_DNA016161.jpg Après la pluie d'amendements de cette semaine, les députés doivent trancher sur ces questions la semaine prochaine. (Photo archives DNA)

Les mesures du projet de loi de Roselyne Bachelot pour prévenir l'alcoolisme (interdiction de ventes d'alcool aux mineurs, fin des open-bars, et interdiction de la vente d'alcool dans les stations services...) provoquent une levée de boucliers de la filière viti-vinicole. Sous l'influence des lobbies pro- et anti-consommation d'alcool, le Palais Bourbon se prépare à une bataille d'amendements entre députés des vignobles qui veulent assouplir la loi Évin, et parlementaires défenseurs d'un renforcement des mesures de santé publique.

Jean-Louis Christ, député UMP de Ribeauvillé, élu du vignoble, travaille depuis longtemps main dans la main avec le Conseil interprofessionnel des vins d'Alsace (CIVA), l'Association des Viticulteurs d'Alsace (AVA) et la Confédération nationale des producteurs de vins et eaux de vie de vins à appellation d'origine contrôlée) CNAOC. Le mois dernier, il a rencontré Roselyne Bachelot pour évoquer deux dossiers sensibles : la publicité pour le vin sur internet et la fin des open-bars (les élus du vignoble craignent que la mesure, telle que rédigée dans le projet de loi pour interdire les soirées étudiantes avec alcool gratuit à volonté, n'entraîne également celle des dégustations chez les viticulteurs et dans les foires expositions). Les élus (*) proposent d'autoriser la publicité pour le vin sur internet tout en la restreignant : il ne pourrait y avoir de publicité sur les sites destinés à la jeunesse ou ayant rapport avec le sport. Ces restrictions ne sont pas suffisantes pour Yves Bur, député UMP du Bas-Rhin, qui appartient au camp des partisans du renforcement des mesures de santé publique. Il a déposé un texte -identique à celui du socialiste Jean-Marie Le Guen- qui autorise les petits producteurs viticole à avoir un site sur le net pour informer et vendre leurs produits, mais ne leur permet pas à faire de la publicité en général sur le web. La toile n'est pas le seul terrain d'affrontement : la publicité dans la presse est au coeur d'un autre amendement, déposé par le député des Bouches-du-Rhône Richard Maillé, et cosigné par plusieurs élus alsaciens (**). Le texte précise que les articles de presse traitant de boissons alcoolisées ne sont pas de la publicité, faisant référence aux procès qui ont condamné Le Parisien fin 2007 pour avoir consacré un dossier spécial au champagne. Le vin n'est pas le seul enjeu du texte. André Schneider, député UMP du Bas-Rhin, et président du groupe des députés brassicoles, a déposé des amendements co-écrits avec les brasseurs de France sur la vente de boissons alcoolisées dans les stations-services, que la loi veut interdire (le texte prévoit de l'autoriser pour celles qui font alimentation et de soumettre l'autorisation de vente de 22 h à 6 heures du matin à l'obtention d'une formation). La loi prévoit aussi l'interdiction de vente d'alcool aux mineurs. André Schneider a co-signé un amendement qui vise à assouplir cette mesure en autorisant à servir de l'alcool à un mineur dans un café ou un restaurant s'il est accompagné de ses parents.

(*) Plusieurs députés alsaciens soutiennent cette proposition et ont co-signé l'amendement déposé par le député UMP de l'Hérault Jacques Domergue : Jean-Louis Christ, Antoine Herth, Frédéric Reiss et Éric Straumann. (**) Alain Ferry, Arlette Grosskost, François Loos, Jean-Luc Reitzer, Éric Straumann, Jean Ueberschlag.

Élodie Bécu - Édition du Ven 13 fév. 2009

jeudi 12 février 2009

Médecine, pharmacie...: feu vert du sénat à la 1ère année d'étude commune

afp.jpg Le Sénat a adopté dans la nuit de mercredi à jeudi une proposition de loi UMP instaurant une première année commune pour les étudiants en médecine, pharmacie, dentaire et sage-femme. Les sénateurs ont toutefois repoussé d'un an, à la rentrée 2010-2011, l'entrée en vigueur du dispositif, sur proposition du rapporteur UMP, Jean-Claude Etienne, co-auteur du texte avec le député UMP Jacques Domergue.

Le texte prévoit aussi la réorientation des étudiants à l'issue du premier semestre en faculté de sciences et des passerelles d'accès en deuxième année d'étude de santé pour des étudiants d'autres filières (Sciences-Po...). Les modalités de ces dispositions sont renvoyées à un décret d'application. L'UMP, l'Union centriste et le RDSE (à dominante PRG) ont voté pour tandis que l'opposition PS et PCF s'est abstenue, regrettant une "loi inaboutie" avec "des mesures mal ficelées". Ils ont déploré que les autres professions de santé, comme kinésithérapeutes, ne soient pas incluses dans cette première année commune.

L'objectif de la "création d'une première année commune aux études de santé et facilitant la réorientation des étudiants" est de tenter de lutter contre l'échec massif des quelque 50.000 à 60.000 étudiants en première année (entre 70 et 80%). Elle ne remet pas en cause le numerus clausus. Un amendement de Serge Lagauche (PS) proposant de repousser à la rentrée 2012-2013 la réorientation des étudiants de première année après le premier semestre a été adopté. "Il est bon de conserver un système de transition et de réformer dans la sérénité", a déclaré M. Lagauche, "dubitatif" sur l'efficacité de la réforme.

Un amendement de François Autain (PCF) permettant aux universités (Lyon, Bordeaux, Toulouse), de "fractionner le numerus clausus qui leur est imparti", lorsqu'elles disposent de plusieurs unités de formations et de recherche (UFR) a également été voté. "Chaque année 57.OOO jeunes s'engouffrent en première année de médecine et de pharmacie, avec très peu de chance de décrocher un concours... ce gâchis de temps, d'énergie, d'espoirs et de rêves n'est plus acceptable", a déclaré Valérie Pécresse, ministre de l'Enseignement supérieur. Le texte doit poursuivre sa navette parlementaire avant d'être définitivement adopté.

AFP - 12/02/2009

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