le blog | Jacques Domergue

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vendredi 5 mars 2010

Infirmières : la réforme des retraites économisera jusqu'à 400 millions

logo-petit.pngLes revalorisations salariales accordées aux infirmières des hôpitaux coûteront cher aux finances publiques. Mais cette dépense sera en partie compensée par les économies réalisées en reculant leur âge de départ en retraite. C'est la conclusion qu'on peut tirer des chiffrages exposés par le député UMP Jacques Domergue dans un avis publié il y a quelques jours.

A partir du 1 er juin, les 250.000 infirmiers et infirmières, kinés ou puéricultrices auront six mois pour choisir entre deux statuts. Première possibilité, rester dans la catégorie actuelle (B). Ils bénéficient alors d'une faible hausse de salaire - 923 euros net annuels en fin de carrière -et conservent le droit au départ à la retraite à 55 ans. Deuxième possibilité, opter pour la catégorie A. Ils bénéficient alors d'une nouvelle grille de rémunération qui entrera en vigueur progressivement d'ici à 2015 : hausse de salaire annuelle comprise entre 2.118 euros (infirmier non cadre en début de carrière) et 4.996 euros (cadre infirmier anesthésiste en fin de carrière). En contrepartie, ils rejoignent le droit commun pour la retraite - âge légal de 60 ans -et ne bénéficient plus de la majoration de durée d'assurance.

L'impact financier dépendra du pourcentage d'infirmiers qui opteront pour le nouveau statut. Le ministère de la Santé espère une adhésion d'au moins 75 %. Dans cette hypothèse, le coût des revalorisations est évalué à 100 millions d'euros en 2011, 200 millions en 2012, « pour atteindre un rythme annuel de 500 millions en 2015 », lit-on dans l'avis. Si l'on tient compte de la progression « naturelle » des rémunérations (ancienneté, promotions), la facture annuelle passe à 900 millions en vitesse de croisière entre 2020 et 2030, précise-t-on à Bercy. C'est plus que les 600 millions évoqués lors des négociations.

Coût pour l'assurance-maladie

D'un autre côté, la réforme générera des économies pour la caisse de retraite des infirmiers de la fonction publique, la CNRACL. Car en reculant l'âge du départ, on augmente le volume des cotisations et on réduit celui des pensions. Cela rapporterait jusqu'à 439 millions d'euros en rythme annuel à l'horizon de 2015. Les économies seront évidemment inférieures si le taux d'adhésion est moindre (voir graphique). Elles auront de toute façon tendance à diminuer au-delà de 2015, car les pensions versées seront plus élevées - étant calculées sur la base de salaires majorés. Les économies disparaîtront complètement peu après 2030.

Un problème reste à trancher : la réforme fera faire des économies à la CNRACL, mais la revalorisation pénalisera les comptes de l'assurance-maladie. Il n'est pas question, pour l'instant, d'une compensation. VINCENT COLLEN, Les Echos - 5 mars 2010

mercredi 20 janvier 2010

L’échec de la mairie de Montpellier sur les transports

Chaque jour, vous êtes englués dans les bouchons automobiles de Montpellier qui paralysent le centre ville. Il est devenu impossible de circuler et la paralysie s’entend à toute l’agglomération. Les temps de transport domicile-travail ressemblent de plus en plus à ceux de la région parisienne. Si la voiture est aujourd’hui devenue synonyme de pollution, elle reste un outil de déplacement indispensable pour un grand nombre d’entre nous.

Notre ville, 8ème de France par sa population, est la seule qui ne dispose pas d’une ceinture autoroutière. Ce n’est pas au sud qu’il manque une portion autoroutière mais bien au nord pour rejoindre l’A750.

Les infrastructures routières de Montpellier ont un retard de 50 ans. La ville du 21ème siècle sera marquée par la cohabitation des transports en commun avec celle de véhicules qui seront des petites automobiles mono ou biplaces, à propulsion électrique.

Voilà un échec flagrant de la politique socialiste menée depuis plus de 30 ans dans notre cité.

L’absence de plan de circulation conduit à l’asphyxie du centre ville. Ce n’est pas la fermeture du boulevard du Jeu de Paume, sans voie de circulation de substitution qui va améliorer le flux de véhicules.

Madame le Maire, vous passez votre temps à vous étriper avec le Président de l’Agglomération pour des raisons purement politiciennes. Il est temps de vous consacrer à notre ville et d’améliorer le quotidien de vos administrés ! Quelles sont vos propositions ?

mardi 17 novembre 2009

Jacques Domergue invité par Sud Radio

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Cliquez pour écouter l'émission :

Sud Radio - Emission Sud Info Matin du 17 novembre 2009, en direct de l'Hôtel Mercure Centre à Montpellier

lundi 2 novembre 2009

Euro 2016 à Montpellier : Laissez les querelles au vestiaire

Je suis étonné de la manière dont le vice-président de la Communauté d’Agglomération en charge des sports présente la situation peu favorable dans laquelle se trouve aujourd’hui la candidature de Montpellier pour l’Euro 2016. L’Etat n’a pas vocation à pallier l’absence d’engagement des collectivités locales. Si la compétence des sports revient à la Communauté d’Agglomération, ce type de projet fait, dans bon nombre d’autres villes candidates, l’objet d’un consensus politique qui dépasse largement les clivages partisans.

Les montpelliérains ont bien compris que cette candidature ne faisait pas du tout partie des priorités de la Mairie de Montpellier et de la Communauté d’Agglomération ; preuve en est le silence total du Maire et du Président d’Agglomération sur ce sujet.

Parmi les critères de choix des villes retenues, l’engouement populaire et l’engagement des collectivités locales sont essentiels. A Montpellier, les élus municipaux ont préféré mettre en avant la candidature de la ville aux Jeux Olympiques de 2024 – qui apparaît plutôt être un gag – que celle à l’Euro 2016, pour laquelle aucune action d’envergure n’a été engagée.

Notre ville risque donc de payer les divisions et les guerres internes entre Hélène Mandroux et Georges Frêche. Plus que le sport montpelliérain, c’est toute l’image de notre ville qui risque d’en pâtir.

Si les exigences de l’UEFA peuvent paraître contraignantes, elles sont les mêmes pour tous les stades et Montpellier ne doit pas y déroger : tous les stades retenus auront l’obligation de s’y conformer strictement. L’Etat, par la voix du Président de la République en personne, s’est d’ailleurs engagé à aider les villes retenues dans ce sens.

La mise aux normes du Stade de La Mosson constituerait un investissement rentable pour la ville, au vu des retombées économiques qui seraient engendrées sur le long terme.

Comme je l’indiquais le mois dernier, les résultats sportifs du MHSC démontrent que Montpellier mérite d’obtenir cette compétition. Notre ville a une longue histoire footballistique et l’échec de la candidature apparaîtrait comme une grande déception pour les très nombreux amateurs de ballon rond de notre cité.

Pour ma part, j’ai toujours agi au niveau national pour la candidature de Montpellier. J’ai interpellé Roselyne BACHELOT en ce sens le mois dernier.

Pour l’intérêt de notre ville, il devient urgent que les responsables des exécutifs locaux laissent les querelles politiciennes au vestiaire.

jeudi 29 octobre 2009

Sécurité sociale : les députés de la majorité s'attaquent aux niches sociales

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L'Assemblée nationale a commencé à modifier le projet de loi de financement de la Sécurité sociale hier soir. Les députés de la majorité veulent mettre fin aux exonérations de charges dont bénéficient les jetons de présence des administrateurs, les ventes d'or et de bijoux ou encore les jeux.

L'Assemblée nationale est entrée hier soir dans le vif du sujet : l'examen des amendements au projet de loi de financement de la Sécurité sociale pour 2010. En commençant par le sujet le plus sensible en cette période de déficit record : celui des recettes des régimes sociaux. Le texte du gouvernement prévoit des prélèvements supplémentaires sur les retraites chapeaux, les contrats d'assurance-vie, les plus-values de cession d'actions ou encore l'intéressement et la participation. Il taxe aussi les organismes complémentaires à hauteur d'environ 300 millions d'euros pour les faire participer à la campagne de vaccination contre la grippe A (H1N1).

Apporter des recettes nouvelles

Mais les députés veulent aller plus loin dans cette chasse aux niches sociales. Le champ est large : en supprimant toutes les exonérations dont bénéficient les employeurs lorsqu'ils attribuent des revenus autres que les salaires, on engrangerait 9 milliards de recettes supplémentaires (voir graphique). Personne, dans la majorité, n'entend aller aussi loin, mais les députés UMP comptent néanmoins s'attaquer à plusieurs niches spécifiques. Jacques Domergue veut soumettre aux cotisations de Sécurité sociale la totalité des jetons de présence alloués aux administrateurs et membres des conseils de surveillance des entreprises. Tous sont soumis à la CSG et la CRDS aujourd'hui, mais seuls ceux qui sont versés aux présidents des conseils d'administration et aux directeurs généraux s'acquittent de cotisations. Le député de l'Hérault estime à 25 millions d'euros les jetons de présence attribués aux seuls administrateurs des sociétés du CAC 40.

Jean-Luc Warsmann, le président (UMP) de la commission des Lois, veut instituer « un prélèvement de 3 % sur les sommes misées dans les jeux »exploités par la Française des Jeux, le PMU ou les casinos, en étendant l'assiette de la CSG. La même règle serait appliquée « aux plus-values tirées de la vente des métaux précieux et bijoux ». « Il s'agit d'apporter des recettes nouvelles à la Caisse d'amortissement de la dette sociale », explique le député. Ces amendements n'avaient pas été soumis au vote hier en début de soirée.

Délai de carence de quatre jours

Un autre amendement suscite des débats houleux, même s'il n'a pratiquement aucune chance d'être voté puisque la commission l'a rejeté et que le gouvernement n'y est pas favorable. Yves Bur, rapporteur (UMP) du projet de loi, propose de limiter le versement des indemnités journalières en cas d'arrêt de travail. Le délai de carence à l'issue duquel les indemnités sont versées aujourd'hui est de trois jours, généralement pris en charge par les employeurs. Le député du Bas-Rhin veut le porter à quatre « afin d'éviter la multiplication des arrêts de travail du vendredi ou du lundi », sauf en cas d'accident ou d'hospitalisation. « Même si ce n'est pas là sa finalité principale, en reportant d'une journée le moment où sont versées des indemnités journalières, cette mesure est nécessairement génératrice d'économies pour l'assurance-maladie », dit-il.

V. C., Les Echos, 29/10/09

jeudi 15 octobre 2009

Régionales 2010 - Frêche menacé?

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Le député UMP Jacques Domergue voit son parti conquérir la région Languedoc-Rousillon.

Pour que l'UMP gagne la région Languedoc-Roussillon, deux conditions doivent être remplies au second tour : la présence de deux listes de gauche et l'absence du Front national. Ces deux conditions sont désormais envisageables", savoure le député (UMP) Jacques Domergue. En effet, la liste lepéniste est donnée par les sondages aux alentours de 10 % - le minimum pour se maintenir - et la personnalité de Georges Frêche n'en finit pas de diviser à gauche et chez les écologistes. "Nous sommes prêts à un rassemblement au second tour, mais sans lui", assène ainsi Jean-Louis Roumégas (Verts).

L'Express - 14/10/2009

Réaction aux propos de Michel PASSET, Conseiller municipal communiste de Montpellier, concernant ses craintes pour sa sécurité

« Le Maire de Montpellier doit se porter garant de la sécurité des membres du Conseil municipal. C’est là sa mission de présidente de l’assemblée municipale !

Nous connaissons depuis longtemps la propension de Georges FRÊCHE à tenir des propos outranciers, insultants et parfois diffamatoires, y compris à l’encontre de ses propres alliés. Nous connaissons aussi sa couardise pour passer aux actes.

Hélène MANDROUX, témoin direct des dérapages du Conseiller municipal Georges FRÊCHE lors du conseil municipal du 5 octobre dernier n’a pas réagi, prouvant sa passivité face à son prédécesseur.

Nous ne pouvons que condamner les propos qui ont été tenus lors de la dernière assemblée municipale, ils sont indignes d’un élu. Ils démontrent une fois de plus l’état de tension dans lequel se trouve la majorité municipale.

Si Michel PASSET a des craintes pour sa sécurité, nous lui proposons de venir siéger au milieu des membres de notre groupe. Entre Christian DUMONT et moi, il sera en sécurité »

mercredi 14 octobre 2009

Patrons : le député Jacques Domergue veut limiter les jetons de présence

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Le député UMP Jacques Domergue a annoncé mercredi à l'AFP avoir déposé une proposition de loi afin de plafonner le montant des jetons de présence distribués dans les sociétés anonymes (SA).

M. Domergue propose que l'enveloppe attribuée à titre de jetons de présence aux administrateurs et aux membres des conseils de surveillance des SA ne soit "pas supérieure à un montant de 25.000 euros multiplié par le nombre d'administrateurs ou de membres du Conseil de surveillance".

En plein débat sur la question des rémunérations des grands dirigeants d'entreprises, l'initiative "s'inscrit dans le cadre de la moralisation de la vie publique, notamment au plan financier", a-t-il précisé.

"Aujourd'hui, il y a des choses qui ne vont pas", a expliqué M. Domergue, qui veut anticiper "les conséquences des décisions du G20 sur la réglementation de la rémunération des actionnaires".

Ainsi, selon lui "les 564 administrateurs des entreprises du CAC 40 se répartissent 28 millions d'euros. Cela fait 55.000 euros en moyenne pour chacun, certains d'entre eux touchant jusqu'à 200 ou 300.000 euros au travers de cinq conseils d'administration en France, sans compter l'étranger".

"Un somme disproportionnée", selon M. Domergue.

Dans un deuxième temps, M. Domergue a l'intention de déposer un amendement au projet de loi de financement de la Sécurité sociale (PLFSS) afin de soumettre aux cotisations sociales l'ensemble des bénéficiaires des jetons de présence.

"Aujourd'hui, les administrateurs qui le sont en dehors de leur entreprise touchent des jetons de présence non soumis à cotisation sociale, il faut que tous le soient", insiste M. Domergue, selon lequel "on peut espérer 10 millions d'euros" dans les caisses de la Sécu pour 2010.

AFP le 14/10/2009 à 17:24

lundi 28 septembre 2009

Docteur internet, la nouvelle technologie au service de la santé

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CHAMONIX - Qu'il s'agisse de domotique, de surveillance voire de consultation à distance ou d'information médicale, internet et les nouvelles technologies ont fait irruption dans le domaine de la santé.

Selon la Haute Autorité de santé, un patient sur cinq en France cherche des informations médicales sur internet à travers des sites généralistes comme doctissimo.

Aux Etats-Unis, des consultations payantes existent déjà, sur le site americanwell.com par exemple - une idée à laquelle les Européens sont réticents.

"En France, on est très attaché à la relation personnelle avec un médecin qu'on connaît, qu'on peut toucher, et la froideur de l'informatique paraît inconciliable avec ça. Mais on est consommateur de sites généralistes", commente Roland Cayrol, de l'institut CSA, auteur d'un sondage européen réalisé à l'occasion d'une convention sur la santé qui se déroule jusqu'à samedi soir à Chamonix.

Résultat : de plus en plus de patients arrivent chez leur médecin avec une idée de diagnostic. De même, il est devenu courant d'aller sur la Toile avant de se faire opérer pour s'informer et choisir son hôpital ou son praticien.

"Il arrive que des patients aient vu mon nom sur internet, mais il y a encore beaucoup de bouche à oreille. Il faut faire attention à la dérive publicitaire", prévient une chirurgienne parisienne désireuse de garder l'anonymat.

"Le médecin est moins tout-puissant", remarque l'écrivain et académicien Erik Orsenna, présent à Chamonix. "Des gens qui se sentaient seuls vis-à-vis de l'information, parfois méprisés par les médecins, ne le sont plus."

La médaille a son revers.

"Il y a le risque qu'il y ait moins de rapports humains, et qu'on se retrouve avec des écrans comme avec des standards automatiques. On perd en solitude virtuelle mais on accroît la solitude humaine. Et puis, c'est la fin de la vie privée", prévient le romancier.

SURVEILLANCE À DOMICILE

Cet avis est partagé par nombre de professionnels.

"Parler avec le médecin, prendre un café, ça soigne plus qu'une tartine de médicaments. Il faut valoriser la consultation médicale, le temps passé avec le malade, surtout quand il n'y a pas de prescription", souligne Jacques Domergue, chirurgien et député de l'Hérault.

Outre le Net, les nouvelles technologies d'information et de communication (TIC) se mettent au service de personnes âgées, dépendantes ou souffrant de maladies chroniques comme le diabète, qui peuvent se faire surveiller à domicile.

Europ Assistance teste chaque été sur des personnes âgées d'une municipalité italienne des bracelets électroniques permettant un suivi 24 heures sur 24 de paramètres vitaux comme le pouls ou la pression artérielle.

Autre exemple: Orange a installé à domicile dans le Cantal des petits terminaux permettant de communiquer avec sa famille ou des associations, commander des repas, etc...

Des techniques au point qui demandent à être organisées pour pouvoir fonctionner à grande échelle, note Thierry Zylberberg, directeur de la division santé de France Télécom, propriétaire de la marque Orange.

"Le problème n'est pas technologique. Surveiller un diabétique insulino-dépendant, c'est trois chiffres par jour, un SMS à envoyer. Mais qui lit le message, qui le surveille, comment dire à la personne ce qu'elle doit faire ? Cette chaîne organisationnelle et économique doit être organisée".

"L'avantage de ce système, c'est la capacité de traitement à distance. Nous allons décloisonner l'hôpital", souligne Martin Vial, directeur général du groupe Europ Assistance.

Une idée qui interpelle Jean-Paul Segade, directeur du CHU de Marseille. "Et s'il était de l'intérêt de la santé de diminuer le nombre d'hôpitaux, le nombre de lits ? Les nouvelles technologies posent cette question", estime-t-il.

"La force d'un CHU, ce serait son plateau technique, sa masse critique, mais aussi sa capacité à avoir des liens optimaux avec les unités qui sont autour et pour lesquelles les TIC ont un rôle à jouer".

L'Express - 26 septembre 2009

Médecine en ligne: seulement un appoint pour les Français

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Qu'il s'agisse de domotique, de surveillance voire de consultation à distance ou d'information médicale, internet et les nouvelles technologies ont fait irruption dans le domaine de la santé.

Selon la Haute Autorité de santé, un patient sur cinq en France cherche des informations médicales sur internet à travers des sites généralistes comme doctissimo. Aux Etats-Unis, des consultations payantes existent déjà, sur le site americanwell.com par exemple, une idée à laquelle les Européens sont réticents. "En France, on est très attaché à la relation personnelle avec un médecin qu'on connaît (...) mais on est consommateur de sites généralistes", commente Roland Cayrol, de l'institut CSA, auteur d'un sondage européen réalisé à l'occasion d'une convention sur la santé qui se déroule jusqu'à samedi soir à Chamonix. Résultat : de plus en plus de patients arrivent chez leur médecin avec une idée de diagnostic. De même, il est devenu courant d'aller sur la Toile avant de se faire opérer pour s'informer et choisir son hôpital ou son praticien.

"Le médecin est moins tout-puissant", remarque l'écrivain et académicien Erik Orsenna, présent à Chamonix avant de nuancer : "il y a le risque qu'il y ait moins de rapports humains, et qu'on se retrouve avec des écrans comme avec des standards automatiques". Cette crainte est partagée par nombre de professionnels.

"Parler avec le médecin, prendre un café, ça soigne plus qu'une tartine de médicaments. Il faut valoriser la consultation médicale, le temps passé avec le malade, surtout quand il n'y a pas de prescription", souligne Jacques Domergue, chirurgien et député de l'Hérault.

Source : Reuters - samedi 26 SEPTEMBRE 2009, 19:40 France

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Jacques Domergue et l'alpiniste Catherine Destivelle à Chamonix

jeudi 10 septembre 2009

Le délire des impôts locaux à Montpellier

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