le blog | Jacques Domergue

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vendredi 28 mai 2010

Euro 2016 : une occasion manquée pour Montpellier

Je me félicite du choix de la France pour l’organisation de l’Euro 2016 de football.

Montpellier n’accueillera pas cet événement festif, aux retombées économiques et médiatiques de premier ordre, j’en suis désolé pour les nombreux amateurs de ballon rond de notre ville, à l’heure où le MHSC clôt une saison exceptionnelle, saluée par une qualification européenne.

En novembre dernier, lors de la présélection des villes candidates, j’avais interpellé Roselyne BACHELOT, Ministre des Sports, afin de soutenir la candidature de Montpellier comme ville-hôte.

Le stade de la Mosson, en l’état, n’avait pas permis à Montpellier de figurer parmi cette liste.

Si les exigences de l’UEFA avaient pu paraître contraignantes, elles ont été les mêmes pour tous les stades et Montpellier n’avait pas à y déroger : tous les stades retenus auront l’obligation de s’y conformer strictement. L’Etat, par la voix du Président de la République en personne, s’était d’ailleurs engagé à aider les villes retenues dans ce sens, grâce à une enveloppe de 150 millions d’euros.

Outre cette enveloppe importante, plusieurs villes retenues ont fait le choix d’investir dans la rénovation de leur stade grâce à un financement public-privé (Lille, Bordeaux, Nice, Marseille, Lens), voire 100% privé (Lyon, Parc des Princes, Nancy) ; c’est la solution que j’avais alors préconisée, économe des deniers publics. La rénovation totale des stades pour l’Euro 2016, qui entrainera 1,7 milliards d’euros de travaux, sera financée à près de 60% par le secteur privé.

Hélène MANDROUX, Maire de Montpellier et Georges FRECHE, Président de la Communauté d’Agglomération, ont fait le choix de déposer un dossier bâclé, préférant mettre en avant l’hypothétique candidature-gag de la ville aux Jeux Olympiques 2024… au moment où, dans les autres villes candidates, collectivités, de droite comme de gauche et Etat jouaient l'union pour la victoire de leur cité.

Pour l’intérêt de notre ville, il devient urgent que les responsables des exécutifs locaux laissent les querelles politiciennes au vestiaire.

Lettre ouverte suite aux nouvelles attaques de Jean-Pierre GRAND

Monsieur le Député Maire, Jean Pierre,

Une fois de plus, je m’interroge sur tes divagations à mon encontre, publiées ce matin dans la presse locale et sur ton site internet.

Par tes incessantes critiques contre la famille politique grâce à laquelle tu as été élu, tu es aujourd’hui un homme seul. Ta seule stratégie politique, c’est l’opposition, sans aucune proposition.

Si ta connivence avec les exécutifs locaux de gauche est notoire, tu n’es en réalité que le porte-flingue d’un président de région qui, du haut de son bureau haut perché, se délecte ironiquement de tes attaques contre le camp politique qui fût le tien. J’ai bien noté que tu ne devais cependant pas lui en tenir rigueur puisque Le Midi Libre a affirmé que tu t’étais vanté d’avoir voté pour lui devant des collègues parlementaires.

Le Général DE GAULLE, dont tu prétends te placer dans la lignée, cité par André MALRAUX, disait que « L’ambition individuelle est une passion enfantine ». Être élu pourtant, c’est agir en responsable, dans l’intérêt général. Où est l’intérêt général dans tes attaques ad hominem ? Mon seul adversaire, c’est la gauche irresponsable à Montpellier, que tu sembles cautionner.

Je tenais à te répondre sur le fond de l’affaire sur laquelle tu m’attaques :

Non, le doublement de l’A9 ne réglera en rien l’encombrement des sorties de Montpellier qui sont obstruées par les trois ronds-points d’entrée de ville. Je t’invite à analyser avec attention les photographies aériennes commandées par Hélène MANDROUX, pour démontrer, selon elle, « la saturation de l’autoroute A9 au droit de Montpellier ». Ces clichés prouvent le contraire : au niveau du rond-point avec l’avenue Mendès France, il y a 7 véhicules sur l’A9 et 248 sur les accès, le rond-point et les voies adjacentes. Il s’agit donc bien d’un problème d’accès.

Les affirmations dans la presse de ton ami Gérard MAURICE, Président du Conseil économique et social régional, obligé de Georges FRÊCHE et surtout président d’une entreprise de travaux publics, sont troublantes : aurait-il un intérêt à voir se réaliser un projet routier de 450 millions d’euros ? Telle la Fée Clochette, est-ce en regardant par-dessus l’épaule d’un Ministre d’Etat qu’il a pu découvrir le contenu d’un parapheur confidentiel sur son bureau? En tant qu’élu de la République, je suis persuadé que tu sauras dénoncer, comme moi, de telles pratiques.

Si, selon tes dires, mon projet est « financièrement délirant », c’est qu’il faut aujourd’hui construire les infrastructures routières qui font défaut à notre agglomération depuis 30 ans. La politique, c’est faire des choix : ne penses-tu pas que les 130 millions d’euros engloutis dans la nouvelle mairie de Montpellier auraient été plus utiles dans l’amélioration des infrastructures routières, empruntées par les habitants au quotidien ? Pourquoi Montpellier est-elle la seule grande ville sans contournement autoroutier ? Tu as participé, en tant que Maire depuis 1983, au District puis à la Communauté d’Agglomération, à la réflexion sur le devenir de Montpellier. Jamais je ne t’ai entendu faire la moindre proposition pour résoudre les problèmes d’encombrement automobile de l’agglomération. 27 ans de silence. 27 ans d’inaction.

Quand on attaque, il faut être exemplaire. La réalité des faits prouve que tu ne l’es pas dans les missions d’élu qui t’ont été confiées. A l’Assemblée nationale : classé 420e député sur 577 dans un classement paru la semaine passée. A Castelnau-le-Lez : dans un rapport communiqué en 2009, la Chambre Régionale des Comptes pointait diverses irrégularités, un endettement trop important des finances de la commune et une fiscalité très au-delà des taux moyens.

Aussi, je t’invite à te consacrer à tes mandats, à être un parlementaire assidu et un élu local respectueux des deniers publics. Je suis par ailleurs dans l’attente de tes propositions concrètes concernant l’amélioration des conditions de circulation dans notre agglomération.

Salutations républicaines,

En fin de compte, dans votre esprit, vous êtes très petit, Monsieur Grand.

Jacques DOMERGUE

jeudi 20 mai 2010

A9 - Domergue et les Verts sont d'accord

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La missive expédiée avant-hier par le maire Hélène Mandroux au ministre de l’Écologie Jean-Louis Borloo lui demandant, en gros, d’accélérer le mouvement sur le dossier du doublement de l’autoroute A 9, a aussitôt fait réagir d’autres élus montpelliérains.

Ainsi l’UMP Jacques Domergue, leader du groupe d’opposition au conseil municipal, qui a, lui aussi, écrit au ministre Borloo, décidément très sollicité. Et de développer son argumentaire en s’appuyant sur les photos aériennes montrant des bouchons monstres sur l’A 9, qu’Hélène Mandroux avaient jointes à sa lettre. « Elles parlent d’elles-mêmes et démontrent, contrairement aux conclusions de Mme le maire, que la stagnation des véhicules sur la voie de dégagement de l’A 9 n’est pas due à l’encombrement de l’autoroute mais bien au bouchon que constituent les ronds-points du Zénith, de l’avenue de Palavas et Paul-Bert. »

Pour le député, c’est l’occasion d’asséner à nouveau que « le doublement de l’A 9 ne réglera pas les problèmes de circulation à Montpellier », privilégiant, lui, « une voie latérale en plus et des sorties supplémentaires ». Voire des aménagements à l’intérieur de la ville sur lesquels il devrait s’exprimer plus longuement la semaine prochaine.

Mais Jacques Domergue n’était pas isolé hier puisque les Verts de Montpellier (MM. Roumégas et Dupraz, Nathalie Medeiros) sont également montés au créneau. En effectuant exactement le même constat que le député UMP : « Votre interprétation de ces photos n’est pas correcte. Ces embouteillages que vous dénoncez à juste titre ne sont absolument pas causés par la saturation de l’autoroute. On voit bien, sur vos images, que dans le sens des sorties saturées (Nîmes-Perpignan) la circulation est fluide ! »

Et d’en déduire eux aussi que le doublement de l’A 9 est « une absurdité », conseillant au passage à Mme Mandroux d’écrire « à M. Vezinhet, en charge des voies départementales, ou à M. Frêche, responsable de l’agglomération », au lieu « d’en appeler au ministre avec des propositions dépassées ». Elle appréciera.

Vincent COSTE - Midi Libre - 20 mai 2010

La lettre de Jacques Domergue à Jean-Louis Borloo : Domergue_Borloo_A9_19052010.pdf

7LTV - J.Domergue et le parking sous le Peyrou

Journal 7LTV Montpellier du 19 mai 2010

mardi 23 mars 2010

Les parlementaires français dénoncent le scandale des avions ravitailleurs

eads_ravitailleurs.jpgLe groupe européen EADS vient d'être contraint de se retirer du marché des avions ravitailleurs américains, un marché de 35 milliards de dollars. Ce retrait traduit l'impossibilité pour les européens de faire respecter par nos "partenaires" américains les règles les plus élémentaires de la libre concurrence que ceux-ci ne cessent de vouloir imposer au monde entier.

Nous exprimons notre colère collective à l'égard du gouvernement américain en dénonçant cette entorse extrêmement grave à l'amitié transatlantique et aux règles de la concurrence édictées par l'OMC.

Nous attendons avec espoir du président Nicolas Sarkozy une réponse forte et nous appelons aussi les gouvernements européens à imposer à la Commission européenne l'abandon d'une politique irréaliste de la concurrence, au nom de laquelle nous avons si souvent renoncé à nos intérêts et au principe de réciprocité.

Bernard CARAYON (Tarn)
BENISTI Jacques-Alain (Val de Marne)
BIANCHERI Gabriel (Drôme)
BIGNON Jérôme (Somme)
BLUM Roland (Bouches-du-Rhône)
BOUCHET Jean-Claude (Vaucluse)
CALMEJANE Patrice (Seine Saint Denis)
CINIERI Dino (Loire)
DEPIERRE Bernard (Côte d'Or)
DHUICQ Nicolas (Aube)
DIEFENBACHER Michel (Lot-et-Garonne)
DOMERGUE Jacques (Hérault)
FERRAND Jean-Michel (Vaucluse)
FOURGOUS Jean-Michel (Yvelines)
FRANCINA Marc (Haute-Savoie)
GERARD Bernard (Nord)
GROSSKOST Arlette (Haut-Rhin)
HILLMEYER Francis (Haut-Rhin)
LORGEOUX Gérard (Morbihan)
LUCA Lionnel (Alpes Maritimes)
MALLIE Richard (Bouches-du-Rhône)
MOREL-A-L'HUISSIER Pierre (Lozère)
MOYNE-BRESSAND Alain (Isère)
POISSON Jean-Frédéric (Yvelines)
QUENTIN Didier (Charente-Maritime)
SPAGNOU Daniel (Alpes de Haute Provence)
VANNESTE Christian (Nord)
VITEL Philippe (Var)

Sénateurs
BETEILLE Laurent (Essonne)
BIZET Jean (Manche)
DETCHEVERRY Denis (Saint-Pierre-et-Miquelon)
DUFAUT Alain (Vaucluse)
GARRIAUD-MAYLAM Joëlle (Représentant les Français établis hors de France)
GAUTIER Jacques (Hauts de Seine)
TRUCY François (Var)

Entretien avec Nicolas SARKOZY

jd_ns_s.jpgJ’ai rencontré Nicolas SARKOZY à l’Elysée entre les deux tours des élections régionales. Le Président a entendu le message des français : nous en avons longuement discuté.

Le mini remaniement ministériel qui a eu lieu hier est un signe positif envers les états majors politiques des formations partenaires de la majorité présidentielle.

Le Président a compris les limites de l’ouverture à gauche. Maintenant, les français attendent de la part du Président qu’il tienne compte de leur message et, qu’après analyse de la situation, sans précipitation, le Président donne des signes concrets sur le rythme des réformes et sur les inquiétudes de nos compatriotes.

Je fais toute confiance à Nicolas SARKOZY pour redresser la situation.

vendredi 5 mars 2010

Infirmières : la réforme des retraites économisera jusqu'à 400 millions

logo-petit.pngLes revalorisations salariales accordées aux infirmières des hôpitaux coûteront cher aux finances publiques. Mais cette dépense sera en partie compensée par les économies réalisées en reculant leur âge de départ en retraite. C'est la conclusion qu'on peut tirer des chiffrages exposés par le député UMP Jacques Domergue dans un avis publié il y a quelques jours.

A partir du 1 er juin, les 250.000 infirmiers et infirmières, kinés ou puéricultrices auront six mois pour choisir entre deux statuts. Première possibilité, rester dans la catégorie actuelle (B). Ils bénéficient alors d'une faible hausse de salaire - 923 euros net annuels en fin de carrière -et conservent le droit au départ à la retraite à 55 ans. Deuxième possibilité, opter pour la catégorie A. Ils bénéficient alors d'une nouvelle grille de rémunération qui entrera en vigueur progressivement d'ici à 2015 : hausse de salaire annuelle comprise entre 2.118 euros (infirmier non cadre en début de carrière) et 4.996 euros (cadre infirmier anesthésiste en fin de carrière). En contrepartie, ils rejoignent le droit commun pour la retraite - âge légal de 60 ans -et ne bénéficient plus de la majoration de durée d'assurance.

L'impact financier dépendra du pourcentage d'infirmiers qui opteront pour le nouveau statut. Le ministère de la Santé espère une adhésion d'au moins 75 %. Dans cette hypothèse, le coût des revalorisations est évalué à 100 millions d'euros en 2011, 200 millions en 2012, « pour atteindre un rythme annuel de 500 millions en 2015 », lit-on dans l'avis. Si l'on tient compte de la progression « naturelle » des rémunérations (ancienneté, promotions), la facture annuelle passe à 900 millions en vitesse de croisière entre 2020 et 2030, précise-t-on à Bercy. C'est plus que les 600 millions évoqués lors des négociations.

Coût pour l'assurance-maladie

D'un autre côté, la réforme générera des économies pour la caisse de retraite des infirmiers de la fonction publique, la CNRACL. Car en reculant l'âge du départ, on augmente le volume des cotisations et on réduit celui des pensions. Cela rapporterait jusqu'à 439 millions d'euros en rythme annuel à l'horizon de 2015. Les économies seront évidemment inférieures si le taux d'adhésion est moindre (voir graphique). Elles auront de toute façon tendance à diminuer au-delà de 2015, car les pensions versées seront plus élevées - étant calculées sur la base de salaires majorés. Les économies disparaîtront complètement peu après 2030.

Un problème reste à trancher : la réforme fera faire des économies à la CNRACL, mais la revalorisation pénalisera les comptes de l'assurance-maladie. Il n'est pas question, pour l'instant, d'une compensation. VINCENT COLLEN, Les Echos - 5 mars 2010

mercredi 20 janvier 2010

L’échec de la mairie de Montpellier sur les transports

Chaque jour, vous êtes englués dans les bouchons automobiles de Montpellier qui paralysent le centre ville. Il est devenu impossible de circuler et la paralysie s’entend à toute l’agglomération. Les temps de transport domicile-travail ressemblent de plus en plus à ceux de la région parisienne. Si la voiture est aujourd’hui devenue synonyme de pollution, elle reste un outil de déplacement indispensable pour un grand nombre d’entre nous.

Notre ville, 8ème de France par sa population, est la seule qui ne dispose pas d’une ceinture autoroutière. Ce n’est pas au sud qu’il manque une portion autoroutière mais bien au nord pour rejoindre l’A750.

Les infrastructures routières de Montpellier ont un retard de 50 ans. La ville du 21ème siècle sera marquée par la cohabitation des transports en commun avec celle de véhicules qui seront des petites automobiles mono ou biplaces, à propulsion électrique.

Voilà un échec flagrant de la politique socialiste menée depuis plus de 30 ans dans notre cité.

L’absence de plan de circulation conduit à l’asphyxie du centre ville. Ce n’est pas la fermeture du boulevard du Jeu de Paume, sans voie de circulation de substitution qui va améliorer le flux de véhicules.

Madame le Maire, vous passez votre temps à vous étriper avec le Président de l’Agglomération pour des raisons purement politiciennes. Il est temps de vous consacrer à notre ville et d’améliorer le quotidien de vos administrés ! Quelles sont vos propositions ?

mardi 17 novembre 2009

Jacques Domergue invité par Sud Radio

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Cliquez pour écouter l'émission :

Sud Radio - Emission Sud Info Matin du 17 novembre 2009, en direct de l'Hôtel Mercure Centre à Montpellier

lundi 2 novembre 2009

Euro 2016 à Montpellier : Laissez les querelles au vestiaire

Je suis étonné de la manière dont le vice-président de la Communauté d’Agglomération en charge des sports présente la situation peu favorable dans laquelle se trouve aujourd’hui la candidature de Montpellier pour l’Euro 2016. L’Etat n’a pas vocation à pallier l’absence d’engagement des collectivités locales. Si la compétence des sports revient à la Communauté d’Agglomération, ce type de projet fait, dans bon nombre d’autres villes candidates, l’objet d’un consensus politique qui dépasse largement les clivages partisans.

Les montpelliérains ont bien compris que cette candidature ne faisait pas du tout partie des priorités de la Mairie de Montpellier et de la Communauté d’Agglomération ; preuve en est le silence total du Maire et du Président d’Agglomération sur ce sujet.

Parmi les critères de choix des villes retenues, l’engouement populaire et l’engagement des collectivités locales sont essentiels. A Montpellier, les élus municipaux ont préféré mettre en avant la candidature de la ville aux Jeux Olympiques de 2024 – qui apparaît plutôt être un gag – que celle à l’Euro 2016, pour laquelle aucune action d’envergure n’a été engagée.

Notre ville risque donc de payer les divisions et les guerres internes entre Hélène Mandroux et Georges Frêche. Plus que le sport montpelliérain, c’est toute l’image de notre ville qui risque d’en pâtir.

Si les exigences de l’UEFA peuvent paraître contraignantes, elles sont les mêmes pour tous les stades et Montpellier ne doit pas y déroger : tous les stades retenus auront l’obligation de s’y conformer strictement. L’Etat, par la voix du Président de la République en personne, s’est d’ailleurs engagé à aider les villes retenues dans ce sens.

La mise aux normes du Stade de La Mosson constituerait un investissement rentable pour la ville, au vu des retombées économiques qui seraient engendrées sur le long terme.

Comme je l’indiquais le mois dernier, les résultats sportifs du MHSC démontrent que Montpellier mérite d’obtenir cette compétition. Notre ville a une longue histoire footballistique et l’échec de la candidature apparaîtrait comme une grande déception pour les très nombreux amateurs de ballon rond de notre cité.

Pour ma part, j’ai toujours agi au niveau national pour la candidature de Montpellier. J’ai interpellé Roselyne BACHELOT en ce sens le mois dernier.

Pour l’intérêt de notre ville, il devient urgent que les responsables des exécutifs locaux laissent les querelles politiciennes au vestiaire.

jeudi 29 octobre 2009

Sécurité sociale : les députés de la majorité s'attaquent aux niches sociales

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L'Assemblée nationale a commencé à modifier le projet de loi de financement de la Sécurité sociale hier soir. Les députés de la majorité veulent mettre fin aux exonérations de charges dont bénéficient les jetons de présence des administrateurs, les ventes d'or et de bijoux ou encore les jeux.

L'Assemblée nationale est entrée hier soir dans le vif du sujet : l'examen des amendements au projet de loi de financement de la Sécurité sociale pour 2010. En commençant par le sujet le plus sensible en cette période de déficit record : celui des recettes des régimes sociaux. Le texte du gouvernement prévoit des prélèvements supplémentaires sur les retraites chapeaux, les contrats d'assurance-vie, les plus-values de cession d'actions ou encore l'intéressement et la participation. Il taxe aussi les organismes complémentaires à hauteur d'environ 300 millions d'euros pour les faire participer à la campagne de vaccination contre la grippe A (H1N1).

Apporter des recettes nouvelles

Mais les députés veulent aller plus loin dans cette chasse aux niches sociales. Le champ est large : en supprimant toutes les exonérations dont bénéficient les employeurs lorsqu'ils attribuent des revenus autres que les salaires, on engrangerait 9 milliards de recettes supplémentaires (voir graphique). Personne, dans la majorité, n'entend aller aussi loin, mais les députés UMP comptent néanmoins s'attaquer à plusieurs niches spécifiques. Jacques Domergue veut soumettre aux cotisations de Sécurité sociale la totalité des jetons de présence alloués aux administrateurs et membres des conseils de surveillance des entreprises. Tous sont soumis à la CSG et la CRDS aujourd'hui, mais seuls ceux qui sont versés aux présidents des conseils d'administration et aux directeurs généraux s'acquittent de cotisations. Le député de l'Hérault estime à 25 millions d'euros les jetons de présence attribués aux seuls administrateurs des sociétés du CAC 40.

Jean-Luc Warsmann, le président (UMP) de la commission des Lois, veut instituer « un prélèvement de 3 % sur les sommes misées dans les jeux »exploités par la Française des Jeux, le PMU ou les casinos, en étendant l'assiette de la CSG. La même règle serait appliquée « aux plus-values tirées de la vente des métaux précieux et bijoux ». « Il s'agit d'apporter des recettes nouvelles à la Caisse d'amortissement de la dette sociale », explique le député. Ces amendements n'avaient pas été soumis au vote hier en début de soirée.

Délai de carence de quatre jours

Un autre amendement suscite des débats houleux, même s'il n'a pratiquement aucune chance d'être voté puisque la commission l'a rejeté et que le gouvernement n'y est pas favorable. Yves Bur, rapporteur (UMP) du projet de loi, propose de limiter le versement des indemnités journalières en cas d'arrêt de travail. Le délai de carence à l'issue duquel les indemnités sont versées aujourd'hui est de trois jours, généralement pris en charge par les employeurs. Le député du Bas-Rhin veut le porter à quatre « afin d'éviter la multiplication des arrêts de travail du vendredi ou du lundi », sauf en cas d'accident ou d'hospitalisation. « Même si ce n'est pas là sa finalité principale, en reportant d'une journée le moment où sont versées des indemnités journalières, cette mesure est nécessairement génératrice d'économies pour l'assurance-maladie », dit-il.

V. C., Les Echos, 29/10/09

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